La distance.

  • Publié
  • 2 minutes de lecture

La distance, on l’obtient en étant violemment repoussée dans les cordes ; sauf quand il n’y a pas de cordes. Et alors là, seule la force de l’habitude maintient à la périphérie.

A moins qu’elle ne se donne un genre.

A moins qu’il n’y ait rien à dire. déjà trop de mots.

Grands ouverts, les yeux.

Tire un peu sur la corde, d’un côté comme de l’autre, ça finit par revenir au même.

Trop proche du même, je me perds.

Trop proche de l’autre, j’âme trop à me perdre, ET ça m’a déjà perdu, je le sais aussi bien que toi !

Les cordes – celles qui me retiennent, mais de quel côté ? Sont-elles trop lâches ?

Cœur qui palpite, comme pour dire quelque chose.

Mots se forment sur ma bouche, ma petite bouche en cœur 

Et me perds dans la contemplation amusée du monde qui s’écroule.

Ça y est !

Et sans grand fracas, en plus. « Ça » – y est.

Et sans cris, en plus.

Juste un cœur qui palpite, sous ma bouche, ma petite bouche en cœur – ne pas l’ouvrir, ne pas vomir – juste imaginer mon cœur sur le papier. Pour ne pas crier, yeux grands ouverts.

Hier, la nuque fluide, la tête mobile, le regard fixe.

Aujourd’hui, la tête suit les yeux, le regard – fixes.

Nuque raide.

Et ça recommence.

Pour un tour.

Profil Mademoiselle A.
Mademoiselle A.